L’entretien annuel d’une installation solaire en six vérifications

Le photovoltaïque n'a pas de pièce mobile, ce qui explique sa réputation de « zéro entretien ». La réalité est plus nuancée : les connexions, elles, vieillissent. Une heure de vérification chaque printemps évite la grande majorité des interventions que nous recevons.
Commencez par l'inspection visuelle des modules. Cherchez les fissures dans le verre, les traces de brûlure autour des boîtes de jonction et le jaunissement de l'encapsulant. Un nettoyage à l'eau claire et à la brosse douce suffit; évitez le jet haute pression, qui peut forcer l'eau à travers les joints de la boîte de jonction.
Vérifiez ensuite le serrage des connexions de batterie au couple recommandé. Une borne desserrée chauffe, s'oxyde et finit par fondre. C'est la panne la plus fréquente et la plus facile à prévenir. Profitez-en pour inspecter les cosses à la recherche de verdissement ou de poudre blanche.
Contrôlez l'état des connecteurs MC4 exposés. Ouvrez-en quelques-uns avec les clés prévues à cet effet et vérifiez qu'aucune humidité ne s'y est infiltrée. Un connecteur contenant de l'eau doit être remplacé, pas séché et remis en place.
Relevez enfin la production annuelle de votre contrôleur ou de votre onduleur et comparez-la à celle de l'année précédente. Une baisse de plus de 5 % qui ne s'explique pas par la météo mérite un diagnostic. Vérifiez au passage le témoin du parafoudre de votre coffret : sa cartouche se consomme et son remplacement coûte une fraction du prix d'un onduleur.
Si un relevé vous inquiète, écrivez-nous à info@sol-air-tech.com avec vos chiffres. Nous pouvons souvent identifier la cause à distance.


